La concurrence entre la Chine et les États-Unis dépasse largement les enjeux économiques, s’étendant désormais à des domaines stratégiques tels que la technologie, la politique et l’éducation. Ces deux géants mondiaux cherchent à renforcer leur influence globale, chacun suivant une vision distincte du leadership international et des méthodes pour attirer les talents et ressources nécessaires à leur développement. L’interdiction récente, par l’administration américaine, d’accueillir certains étudiants étrangers à Harvard marque un tournant dans cette rivalité, entraînant une riposte calculée de la Chine.
Cette décision, qui sanctionne l’université pour sa tolérance supposée envers des positions antisémites et ses liens avec le Parti communiste chinois, aura des conséquences importantes sur le recrutement international. En plaçant l’éducation sous l’angle de la sécurité nationale, cette mesure restreint l’accès aux flux d’influence, indiquant que l’admission dans des institutions prestigieuses comme Harvard est désormais régie par des considérations politiques. Cependant, cette restriction pourrait aussi offrir à d’autres puissances, comme la Chine, une occasion de capter ces talents désormais écartés des États-Unis.